Olga Mathey | CABANE MURMURE
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Ce matin, c’est de ton désir que je me suis habillée
CABANE.MURMURE est un rugissement.
Une forme entre deux âges – entre deux sexes – entre deux rives qui brouille les pistes et erre sans jamais vraiment chercher à se fixer.
Ici on fait du sexe comme les enfants jouent à chat.
Nous sommes tantôt dans une cuisine, tantôt sur la berge d’un lac où gît une ville engloutie,
tantôt dans le corps d’une hermaphrodite ou dans une boîte de nuit survoltée.
L’écriture est amplifiée par la musique où elle infuse.
Elle est comme une eau qui coule, ruisselle, ralentit puis accélère et déborde jusqu’à faire chavirer les mots.
Tout se mélange, on ne sait plus ce qui est à qui, combien de mains baladeuses et qui est dans qui.
Ça susurre, ça caresse, ça hulule et ça frissonne de chattes.
CABANE.MURMURE ce sont les textes érotiques d’Olga Mathey
sur une nappe sonore électro-bruitée toute en vents et marées, en écumes et remous interprétée par Frédéric Becker et Anne Collet.
Ensemble ils créent des paysages sonores et anatomiques qui font rougir le silence.
***
Ce serait beau un corps qui porte des lacs elle se disait.
Ce serait même apaisant en fait. On pourrait s’y laver, s’y abreuver.
Chaque geste serait alors plus prudent, plus conscient, pour ne pas renverser les lacs.
Où au contraire, dans la panique, la colère ou l’extase, les corps éclabousseraient l’espace de l’eau des petits lacs.
Ce tourbillon d’émotions fini, les lacs à sec se re-rempliraient doucement du fond jusqu’au bord et ce serait comme ça tout le temps.
A l’origine de Cabane.Murmure, il y a la nécessité viscérale de recourir à une forme vivante et poétique pour parler de sexualité, de désir, de plaisir.
Il y a le désir de guider le spectateur à l’aide des mots, à l’aide des sons tout en lui laissant la liberté d’avoir des moments d’absence, de s’échapper de ce qu’il se passe concrètement en face de lui pour plonger en douceur dans sa propre intimité – et revenir.
C’est ce va-et-vient fragile entre imaginaire et réalité que l’on cherche à produire en permanence.
Cabane.Murmure opère tel un rituel de passage vers un autre état de chair.
Qui brouille les pistes entre le dedans et le dehors, entre l’humide et le dru, entre ce qui est offert aux yeux curieux et ce qui s’obstine à rester mystérieux, entre ce qui est dit et ce qui est musé.

Résidences:

du 15 au 20 avril 2019, Résidence à La Factorie, Maison de la poésie – Normandie – France

Concerts:

3 novembre 2019, Erotisme dominical : Cabane.Murmure en concert au TIPI – Bruxelles
12 juillet 2019, Stoemp weekend #2 au Cinéma Nova – Bruxelles
8 juin 2019, Festival des Murs à Pêches – Montreuil/Paris
18 avril 2019, Sortie de résidence à La Factorie
17 mars 2019, dans le cadre de l’exposition Voluptate Amatoria Frui/Beyond The Bushes à Art Sablon, Bruxelles
8 juin 2018, dans le cadre de l’exposition Text’elles au Maga, Bruxelles
12 mai 2018, Move Night à La Vallée, Bruxelles
20 avril 2018, Soirée Hot Lips, Radio Panik au Lac, Bruxelles